Accueil Date de création : 25/10/08 Dernière mise à jour : 18/10/11 00:05 / 58 articles publiés

Bienvenue  posté le dimanche 26 octobre 2008 16:33

Blog de mariust :Marius T. et ses amis, Bienvenue

Voilà comment tout a commencé il y a des années, quelque part dans une ville qui s'appelle Bucarest...

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Article: La Depêche du Bassin d'Arcachon  posté le dimanche 26 octobre 2008 16:35

Article du 21/10/2009 à 16:31

Marius Turjansky, virtuose du violon Marius, à 'l'Entre Pôtes�.

Filmé par une équipe de TF1 pour le journal de Jean-Pierre Pernaud, il y joue souvent pour la plus grande joie des convives, et pour celle de Bernard Daumain, le maître des lieux. Il a connu la Roumanie de Ceausescu, les tracas de la police politique, la grisaille des pays de l'Est : aujourd'hui, sa vie est consacrée à la musique. « Ma vie est marquée par la lettre B ! Je suis né à Bucarest, puis j'ai habité Belgrade, puis Braïla, au bord du Danube, avant de rejoindre mon père à Bordeaux, invité par Roberto Benzi, je vis maintenant à Blanquefort, et je fais régulièrement, ici, des 'boeufs', chez Bernard, à l'Entre Pôtes ! » Trop modeste, Marius pourrait ajouter un B, celui de brillant, brillant violoniste de jazz manouche, de jazz et de musique russe.

La Roumanie de Ceausescu

Marius a connu la Roumanie de Ceausescu : « Je me sentais comme dans une grande prison, à l'échelle du pays. Ce qui me faisait le plus mal, c'est la tristesse que l'on pouvait voir dans les yeux de tout le monde, cette tristesse au quotidien, ces visages gris, ce manque d'avenir, et même la musique pourtant sensée apporter du bonheur était peine perdue... » Son père, violoniste classique, est invité par Roberto Benzi, alors chef d'orchestre du Grand Théâtre de Bordeaux. Nous sommes en 1980, et, en fin de contrat, il décide de ne pas regagner la Roumanie. « J'avais un dossier noir, mon père était un transfuge, et la redoutable 'Securitate�, la police politique a renté de me réintégrer dans l'armée, en temps que manoeuvre pour la construction du palais de Ceausescu. Je me suis caché, je n'ai pas répondu aux courriers, j'ai usé de piston pour me faire oublier. J'étais musicien indépendant, intermittent, comme on dit ici, sauf que, là-bas, ce n'est pas un statut. En fait, personne ne s'intéresse à vous, et si vous êtes plutôt bien payé, il n'y a ni sécurité sociale, ni retraite. J'ai tenu le coup, parce que je savais que je ne resterais pas. Je jouais beaucoup dans les restaurants, et je me souviens que l'hiver, après le passage des femmes de ménage, le sol gelait... Je jouais du violon avec des mitaines, engoncé dans des tonnes de vêtements ! »

Visa de tourisme

En 1988, avec un visa de tourisme, il se rend à Bordeaux pour voir son père. « Je sentais que l'Histoire avançait, et que le régime chancelait. » Quelques semaines plus tard, les époux Ceausescu étaient passés par les armes. Avec un visa de regroupement familial, il a réussi à faire venir sa femme et ses trois filles qui prendront le dernier train avant la fermeture des frontières. « Je téléphonais à toutes les gares pour m'assurer de son passage, et la plus grande joie de ma vie reste le 'Papa� dit par une de mes filles, sur le quai de la Gare Saint-Lazare. » « Maintenant, c'est vrai, les choses ont changé en Roumanie. Mais, pour la génération qui a connu les deux régimes, trop d'espoir ne s'est pas réalisé : les retraites sont minimes, les mentalités sont difficiles à changer, personne n'a pensé à faire dans le durable. Le seul espoir vient des jeunes qui n'ont pas connu la dictature, mais il va falloir du temps pour que tout évolue. » Musique Marius est professeur de violon à l'école municipale de musique de Blanquefort, mais son grand plaisir est de jouer avec ses amis, de faire des boeufs, comme disent les jazzmen. « Ma seule référence en Roumanie était Stéphane Grappelli, le violoniste français dont j'avais découvert un disque où il jouait du Gershwin : j'ai appris toutes les notes par coeur. Beaucoup plus tard, je suis allé le voir dans sa loge, à Mérignac, et je lui ai remis le disque que nous avons fait avec le groupe 'Davaï�. J'aime le jazz, mais mes origines me poussent aussi vers la musique tzigane, et le jazz manouche. Pour moi, la musique doit s'adapter à l'endroit où l'on joue. Un dicton roumain dit 'c'est l'homme qui bénit les lieux�. C'est mon but, simplement faire plaisir, et amener du bonheur. » Correspondant Dépêche, François Tabutiaux

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"All of swing" qui finira en "Gipsy Color" tournée Corse 2003. Il a fait chaud ...  (All of Swing) posté le dimanche 26 octobre 2008 17:18

Blog de mariust :Marius T. et ses amis, 'All of swing' qui finira en 'Gipsy Color' tournée Corse 2003. Il a fait chaud ...
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Hora du mois de mars  (All of Swing) posté le dimanche 26 octobre 2008 17:20


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"Chez Tao" avec Tao et la magie de la Baie de Calvie.  (All of Swing) posté le dimanche 26 octobre 2008 17:21

Blog de mariust :Marius T. et ses amis, 'Chez Tao' avec Tao et la magie de la Baie de Calvie.
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